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 Espoirs [ OS ]

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TerraRafa


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MessageSujet: Re: Espoirs [ OS ]   Mer 2 Sep - 14:50

C'est ..... spécial Razz
Etrange univers, étrange histoire ... Razz
Dommage qu'elle l'embrasse pas devant Régis xD
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Jason75
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MessageSujet: Re: Espoirs [ OS ]   Jeu 3 Sep - 1:10

Une histoire magnifique et j'ai beaucoup aimé la lire, on ne perd pas le fil de l'hstoire, pas de blanc, bref, j'ai adoré Wink
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TerraRafa


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MessageSujet: Re: Espoirs [ OS ]   Jeu 3 Sep - 19:06

C'est vrai qu'on s'y prend vite ^^
C'est triste n'empêche Ondine Sad
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Bella
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MessageSujet: Re: Espoirs [ OS ]   Jeu 3 Sep - 20:50

Merci pour vos coms les zamis! Very Happy
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TerraRafa


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MessageSujet: Re: Espoirs [ OS ]   Jeu 3 Sep - 20:55

Merci à toi de nous publier des récits pareils ^^
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MessageSujet: Re: Espoirs [ OS ]   Jeu 3 Sep - 21:24

tu peux le remettre please je voudrais bien le lire....
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Bella
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MessageSujet: Re: Espoirs [ OS ]   Jeu 3 Sep - 21:28

Ouai... erreur de manip. J'le r'met à la suite
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Bella
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MessageSujet: Re: Espoirs [ OS ]   Jeu 3 Sep - 21:30

***


Encore une autre journée qui serait similaire à bien d'autres. La jeune femme d'une vingtaine d'années, qui commençait à connaître par coeur ces couloirs souterrains avançait un pas après l'autre avec une lueur d'espoir mêlée de tristesse dans ses grands yeux verts. 
Au loin, elle entendait la brève alarme du transport qui reprenait sa course après qu'elle en soit descendue un instant avant. 
Elle marchait vers sadestination, lentement mais sûrement, comme beaucoup d'autres journées avant ça, et sûrement encore après.

Elle arriva devant le grand escalier qui menait à la sortie de ce métro, une des plus fréquentée de cette immense ville puisqu'elle était la débouchée sur le site le plus touristique de la capitale.

Soupirante, elle stoppa là sa mache, sourit à un homme qui ne semblait pas beaucoup plus âgé qu'elle, et qu'elle voyait aussi régulièrement sans pour autant le connaître. Il était assis là comme à chaque fois, adossé au mur, attendant lamentablement un don généreux d'un des milliers de passants qui marchait devant lui durant toute une journée, sa casquette posée devant lui, prête à recevoir la moindre offrande.

La jeune femme avança d'encore quelques pas et s'assit à son tour, un peu plus loin en face de lui, au bas des marches. Puis là commença son rituel ennuyeux mais dans lequel elle mettait pourtant tant d'espérances. Elle regardait défiler les gens, les hommes, les femmes, les enfants, eux les plus énéreux qui lui osaient un sourire quelques fois et dans leur grande bonté innocente, une pièce aussi d'autres fois.

Plus les heures passaient, plus ses jambes s'engourdissaient et alors elle faisait quelques pas, mais sans ne jamais cesser d'épier les gens qui passaient, qui montaient ou descendaient, restant là, ne semblant pas vouloir en déroger. Ainsi passaient ses journées, et plus les heures tardives approchaient, plus elle ressérait autour de ses bras son minuscule gilet. 
Quand arrivait le soir, voire presque la nuit, l'heure du dernier métro, elle récupérait son butin de la journée qui ne s'élevait jamais à plus de quelques malheureux euros, puis, elle s'en allait en passant devant le jeune homme à casquette assis un peu plus loin et qui bien souvent à cette heure, s'était endormi, et lui faisait don de sa récolte du jour, puis partait, toujours plus triste que le matin quand elle était arrivée, toujours plus triste que la veille.

Elle reprit le chemin inverse des pas qui l'avaient menée jusque là à l'aurore puis se retira, comme chaque soir.

Cette fois, ce ne fut qu'un bon mois plus tard qu'elle réapparu pour recommencer sa ritournelle pour une nouvelle semaine de longues journées d'attente au pied de cet escalier.
Le jeune homme à casquette ne bougeait pas de place, était là jour après jour. Ils se sourirent une fois de plus, et passèrent chacun leur journée de leur côté à attendre un quelconque geste de générosité.
Ainsi allait leur vie, triste, dénuée d'intérêt aux yeux des personnes qui les regardait de haut, dénigrants, hautains. Leur refusant d'ailleurs même un simple regard souvent, un sourire ou même une approche à moins d'un mètre, les snobant tout particulièrement. Et même s'ils avaient l'habitude de ce comportement, ça ne les laissait pas toujours indifférents. Mais qu'importait. Seul l'espoir comptait. Cette petite lueur qui éclairait leurs yeux, l'espoir d'un avenir meilleur. L'espoir de journées moins froides pour attendre lascivement. L'espoir d'appercevoir quelqu'un qui réchaufferait leur coeur.

Chaque jour qui passait était identique au précédent, avec toujours le même sentiment, la peur constante. Et chaque soir, la jolie femme rousse attendait l'heure du dernier passage de métro et s'en allait en laissant son argent à son voisin endormi, repartant tard avec la crainte des voyous qui rôdaient souvent en ces lieux, qui contribuaient à faire de ses journées des moments pénibles, et appréhender chaque retour en soirée avec anxiété.

Quand elle revenait chaque matin, elle se surprenait de plus en plus à avoir pour premier réflexe de vérifier si son "camarade" de galerie était toujours là et en bonne santé. Quand elle s'en appercevait, de nouveau elle souriait et allait s'asseoir de son côté. Genoux repliés contre sa poitrine, ses bras autour d'eux pour se tenir chaud, elle restait là à regarder chacunes des personnes qui passait, son regard se noyant dans le vide quelques fois et laissant déborer une petite goutte de ce chagrin qui semblait la submerger tout au fond d'elle. 

Que faisait-elle là ? Que lui était-il arrivé pour qu'elle en soit arrivé là ?

 Ce fut sûrement rempli de ces interrogations qu'un jour, le jeune homme brun qui lui faisait toujours face, un jour, abandonna sa place et sa casquette à pièces pour s'approcher d'elle avec méfiance, en lui demandant d'une voix craintive s'il pouvait s'approcher.

_ Bien sûr, lui répondit-elle tout de même un brin craintive elle aussi.

Pour la première fois il entendit sa voix et lui faisait connaître la sienne. Il décida de prendre place non loin d'elle, sans pour autant la regarder, se contentant de fixer le mur d'en face qu'il considérait comme sien.

_ Tu vas bien ? demanda la jeune femme, amicale malgré ses appréhensions, histoire de casser cette ambiance lourde qui s'instaurait entre eux.

Il ricana sur une note ironique.

_ Aussi bien que possible dans les circonstances.

Elle le remarqua un brin froid et aigri malgré son apparence jeune et abordable.

_ Question idiote, répondit la jeune femme, penaude.

_ Oh non ! dit-il du tac o tac. A dire vrai, je ne sais à combien de temps remonte la dernère fois qu'on m'a posé cette question. 

Elle osa enfin un regard vers lui, un regard empreint d'une empathie sincère.

_ Il faut dire que personne ne s'en soucie.Je ne suis plus rien pour personne...

Elle ne répondit rien. Qu'aurait-elle pu dire face à cet avoeu... Elle n'en avait que trop consience que cette vie dans ses sous-sol n'attirait pas la sympathie des gens. Elle n'attirait que snobisme, méchancetés, moqueries, mais majoritairement ignorance.

Fixant toujours ce mur d'en face il se tut un instant puis, finissant par soupirer, osa tourner la tête vers elle,

_ Donc merci. Vraiment.

Elle releva la tête vers lui à son tour, rencontrant ses yeux de près pour la première fois. Ces yeux bruns pleins d'une pourtant si grande tendresse et gentillesse. Pleins d'amour à donner, plein d'espoirs cachés, de rêves et de souvenirs d'une vie brisée, plein de tant de choses à offrir et que jamais personne ne soupçonnerait.

_ Merci de quoi ? demanda-t-elle intriguée.

Il sourit faiblement

_ Merci de ton sourire chaque matin quand tu arrives et qui me donne l'impression de ne pas être invisible. Merci de ta présence ici bien souvent, même si elle est involontaire, qui me fait sentir moins seul au monde. Merci de respecter mon territoire en allant t'asseoir bien plus loin, et malheureusement, dans les courants d'air.

Elle sourit à son tour sincèrement, haussant les épaules.

_ De rien pour tout ça, répondit-elle spontanément.

Sa petite voix enjouée qui s'adressait à lui sembla lui réchauffer le coeur, se disant sûrement que pour une fois quelqu'un ne le prenait pas pour un monstre.


Ils restèrent ainsi pour le reste de la journée, assis non loin l'un de l'autre sans plus vraiment trop se parler.
Mais lesjours suivants, ils se saluaient et échangeaient quelques mots, osant enfin le faire, gagnant peu à peu de confiance.

Puis la fin de la semaine arriva et la petite rousse s'apprêtait à partir comme chaque fois, alors le jeune homme, toujours  adossé à son pan de mur, osa une nouvelle approche vers elle.

_ Puis-je te poser une question intrigante? demanda-t-il, presque gêné.

_ Tu peux la poser, je verrai si j'y réponds, dit-elle en ramassant ses affaires.

_ Tu n'es pas là tout le temps. Tu disparais pendant de longues périodes. Tu changes d'endroit ? questionna-t-il,  curieux.

Elle sourit et acquiesca à bien vouloir lui répondre.

_ Non, je ne vais pas collecter d'argent autre part qu'ici dans la ville. C'est juste que, à vrai dire, je ne suis pas de la région... je ne peux donc pas venir aussi souvent que je le voudrais.

Cette fois, le jeune homme face à elle était bouche bée. Presque choqué.

_ Pardon ? ... Mais si tu n'es pas d'ici, alors pourquoi...

_ Ecoute, l'interrompit-elle. Je dois rentrer là bas chez moi,dit-elle avec à nouveau cette profonde lueur de chagrin envahissante, mais dis-m'en un peu plus sur toi la prochaine fois, et tu en saura plus sur moi, dit-elle.

Puis elle partit en lui laissant la trace visuelle d'un joli sourire. Il la suivit un instant des yeux jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans les entrailles de ces galleries souterraines.
Il allait retourner prendre ses affaires à son tour et vit qu'elle avait oublier là les pièces qu'elle avait récolté de sa journée...


Puis les semaines défilèrent, longues, presque trop jusqu'à ce que la petite SDF revienne à l'endroit de la capitale où elle avait prit ses habitudes. Elle apperçut, assis contre le mur, un jeune homme adossé qui faisait lui aussi la manche, mais cet homme n'était pas celui qui était là habituellement et avec qui elle avait appris à communiquer un petit peu. Intriguée, elle n'osa malgré tout pas demander à cet inconnu s'il savait où était passé son prédcesseur. Elle se contenta de prendre place un peu plus loin, comme d'habitude. 
Puis le regard  de l'homme croisa lesien un instant, elle lui sourit de son air charmant, il fronça les sourcils et baissa son bonnet devant ses yeux et parut s'endormir, bras croisés, attendant comme ça que le temps passe. Contrairement à l'autre jeune homme qui était là habituellement, celui-ci, bien plus âgé, n'avait pas, ou  peut-être plus, ce petit quelque chose plein d'espoirs qui brillait dans l'éclat de ses yeux. Lavie ainsi l'avait-elle aigri ? Ou juste brisé ?
Ne cherchant pas d'avantages à comprendre, la jeune femme recommença son rituel, elle resta assise là toute la journée à épier les passants et ainsi passa sa journée et sa semaine, avec chaque jour ce nouvel inconnu face à elle à qui elle adressait chaque fois ce sourire chaleureux qui la caractérisait, sans plus aucune trace de ce garçon. Laissant chaque soir le bénéfice de sa journée à son voisin, une fois celui-ci endormi aussi.

Et de nouveau elle repartit à la fin de sa semaine d'érrance. Ce ne fut qu' une vingtaine de jours plus tard qu'elle revint une fois de plus  au même endroit, la boule au ventre. Et quelle ne fut pas sa stupeur quand elle retrouva lejeune homme à la casquette à son endroit habituel. Elle fut si soulagée et contente de le revoir qu'elle osa s'adresser directement à lui en le voyant.

_ Bonjour, lui adressa-t-elle, souriante.

Relevant les yeux vers elle, il lui offrit à son tour un sourire sincère et répondit à son bonjour.

_ Assieds-toi à côté de moi un instant si tu le veux bien, lui demanda-t-il de but en blanc.

Surprise mais ravie de cette familiarité et  de cette distance semblant s'amenuiser entre eux, elle accepta et s'assit au sol non loin de lui.

_ Je mentirai en disant que ce que tu m'as dit lors de notre dernière rencontre ne m'a pas intrigué. Mais, je sais aussi que je peux avoir toute confiance maintenant... 

Elle ne comprenait pas exactement où il voulait en venir, mais elle le laissa parler sans l'interrompre.

Il hésita un bref instant, puis souffla et commença à parler avec difficulté

_ Tu ne me croirais sans doute pas si je te disais qu'avant j'étais PDG d'une grande société d'import export.... pourtant je l'étais.

_ Heum, y'a-t-il un sous-entendu malsain quand tuparles d'import export ? demanda la jolie rouuse, légèrement sur la défensive.

_ Non du tout je t'assure. Le trafic de stup' n'a jamais été mon dada. J'étais quelqu'un tout ce qu'il y a d'honnête. Respectable. Je gagnais ma vie respecteusement et même, je gagnais très bien ma vie. J'étais propriétaire d'un super appartement et j'avais énormément "d'amis", mima-t-il les guillemets avec ses doigts.

Le petit bout de femme qui se tenait à ses côtés semblait désarçonné par ces informations.

_ Qu'est-il arrivé ? demanda-t-elle intriguée par ce début de récit.

_ La société en crise, elle s'est faite racheter par un groupe américain et moi, viré. Et puis très vite fauché, au chômage. Et malgré mon CV valorisant, en période de crise je n'ai pas réussi à retrouver le moindre emploi, sans compter que de réputation, après que ma société aie coulée et que moi je fus renvoyé et tombé au fond du trou, plus personne n'était enclain à me soumettre une seconde chance. Puis ont suivi les aides sociales à la fin de mes droits au chômage. Puis la revente de mon appartement pour régler mes créanciers qui s'étaient accumulés. Puis, j'en suis là, à suvivre de quelques aides, d'un appart miteux de moins de 10m2 dans le quartier le plus pouilleux de la ville, et à dépendre du bon vouloir des gens... enfin pour te résumer le topo, car si je devais te faire le détail de mes péripéties, j'engendrerai sûrement un sentiment de pitié en toi que je n'ai jamais apperçu et que je n'ai franchement pas envie de voir dans tes jolis yeux, sourit-il tristement.

_ Bah merde alors ! lâcha la jeune femme toujours aussi spontanément.

Il rit de bon coeur à sa réaction, ni outrée, ni dégoûtée, juste spontanée

_ Je n'aurai pas dit mieux.

_ Mais pourquoi ne pas retenter ta chance ailleurs que dans cette ville, si tu n'y as plus de perspectives !?

_ Je suis livré à moi-même, tout le monde m'a tourné le dos, comment bouger ? Et surtout, où aller ? La peur me paralyse à présent je crois. Mais bon, je ne veux en dire d'avantage, tu sais l'essentiel, assez parlé de moi, si tu veux en savoir plus, j'aimerais en savoir d'avantages sur toi maintenant, répondit-il avec un clin d'oeil.

Une fois de plus, c'est souriante qu'elle répondit

_ C'est de bonne guère je crois. 

_ Dévoile moi ce mystère s'il teplait. Il est évident que tu n'as pas besoin d'argent ! Ou que tu t'en moque, sinon pourquoi me laisser ton butin chaque soir en partant quand tu me crois endormi....

Elle se trouva bête d'être démasquée et sa petite bouche forma un O de stuppeur.

_ Tu es une jeune femme dénouée d'arrière pensées ou de méchanceté et parfaitement sincère si j'en juge par le rapport que mon camarade de trois rues plus loin m'a fait sur toi, après que nous ayions échangé nos places pendant un moment, volontairement.

Elle fut cette fois outrée et allait rétorquer de sa vile manipulation, mais il l'en empêcha

_ Ne râle pas s'il te plait. Pardon pour la manoeuvre, mais, je ne fais plus confiance à personne. Tu m'intrigues et je veux savoir d'où tu viens j'avoue. Mais je ne voulais pas me dévoiler à toi sans savoir à qui j'avais vraiment affaire !

Elle se calma, jaugeant un instant la situation. Elle ne disait pas un mot, ne faisait que réfléchir et puis, il lui apparut finalement qu'il avait raison. Elle nepouvait lui en vouloir d'avoir réagi ainsi. Elle était apte à comprendre son geste et l'incita finalement à poursuivre ce qu'il s'apprêtait à dire.

_ Tu n'as donc pas besoin d'argent. Tu n'es même pas de la région. Et pourtant, une fois par mois tu viens là le temps d'une semaine complète, à rester assise là du matin jusqu'au soir, avec toujours ce même regard triste, à épier les gens qui passent. Une lueur d'espoir éclairant tes yeux quelques fois quand tu te redresses, croyant appercevoir quelque chose puis,je te vois t'affaisser 'instant d'apres, la déception encore plus grande ... je ne comprends rien à toi. Que viens-tu faire là ?

La jeune femme était presque percée à jour. Une fois de plus elle s'appuya contre le mur sale derrière elle et elle soupira. Son sourire avait disparu, le chagrin reprenant apparemment de droit sa place dans l'océan de ses yeux, menaçant de déborder de son lit une fois de plus.
Elle se perdit dans de nombreux souvenirs qui la ramenèrent à ce même endroit, elle riant aux éclats, avançant en direction de ces escaliers, s'appretant à aller jouer les touristes au bras de celui qu'elle serrait amoureusement contre elle et qui la faisait rire de ses blagues. Ses grands yeux le dévisageait avec une si infinie tendresse que n'importe quel passant pouvait lire l'amour qu'ellelui portait sans qu'elle n'aie besoin de prononcer un seul mot.
Elle se souvint de son cri de surprise quand il l'attrapa dans ses bras et la fit basculer sur son dos pour la porter jusqu'à la sortie de cette bouche de métro en riant comme un enfant lui aussi.

Revenant subitement à l'instant présent à cause d'une voix, qui lui semblait désormais plus familière, et qui lui demandait pourquoi elle pleurait, elle répondit simplement

_ Je l'attend...

Frappé d'incompéhension, il insista

_ Je ne comprends pas, dit-il doucement pour ne pas la brusquer.

_ Il était l'homme de ma vie, poursuit-elle, triste et gênée, je l'aimais de tout mon être. Il m'a quittée. Je n'ai plus rien de lui, ni numéro, ni adresse ni nouvelles. Il habitait cette ville aux dernières nouvelles alors... dans mon esprit tordu je me suis lancé le défi dépassant la folie qu'en venant l'attendre ici, l'endroit le plus fréquenté de la ville, un jour je le verrai passer... juste ça, le voir passer. Le voir, même de loin... c'est tut ce que je veux.

Le jeune homme sembla époustouflé par e qu'il venait d'entendre. Il vit son visage s'effondrer en larmes et se cacher entre ses petites mains. La compassion s'empara de lui, chose qu'il avait rarement éprouvé dans la vie.

_ Mais qui aimerait assez pour en arriver là ? demanda-t-il éberlué.

_ N'importe qui dont l'amour qu'on lui croyait passionnel n'était en fait que sincère et profond, et intense.

_ Tu voues ton temps, ta vie, et ta réputation pour le fol espoir de peut-être un jour juste appercevoir cet homme qui ne veut plus de toi?

Pour seule réponse, elle ne releva qu'un regard baigné de larmes vers lui.

Et sans plus réfléchir ou se poser de question, il laissa la tendresse qu'elle lui inspirait s'emparer de lui et prit cette jeune femme, finalement si vulnérable, dans ses bras pour lui apporter un minimum de réconfort dont elle avait follement besoin.
Comment pouvait-on aimer à ce point ? De façon si désintéressée ? Comment un coeur aussi pur pouvait-il encore se rencontrer dans ce monde si dur qui les entourait ?

Ne faisant que la serrer contre lui, il préférait rester muet, la laisser sanglotter. Il y avait bien longtemps qu'il avait apprit à faire abstraction du regard des gens. Ceux-ci les regardant justement curieusement.
Et il restèrent ainsi un long moment à se réconforter et à trouver chacun en l'autre la force dont ils avaient besoin . Le réconfort pour l'une, l'empathie, le respect et la chaleur qui lui avait tant manqués pour l'autre.

Elle finit par se détacher de lui et se relever, essuyant ses yeux avec mouchoir en papier. Il se leva à son tour, se demandant si elle comptait s'en aller.

_ Tu comptes partir ?lui demanda-t-il fanchement, et un brin inquiet.

Elle s'apprêtait à répondre quand une voix masculine l'interrompit en l'interpellant par son prénom.

_ Ondine ?

Elle se figea à l'entente de cette voix près d'elle et ses yeux se remplirent de cet espoir fou, et en un instant, c'est comme si l'âme en elle qui avait cessé de vivre, reprenait de son droit possession de son être pour insuffler à son visage et son corps d'autres traits et gestes que ceux du registre de la peine.
Elle se tourna vers ce son qui tintillait comme du cristal à ses oreilles et le revit devant elle pour la première fois depuis longtemps...trop longtemps.

_ Régis, murmura-t-elle en l'appercevant enfin

_ Que fais-tu là, demanda-t-il d'un ton froid qui ne laissait place à aucune sympathie.

_ Je suis... je... hésita-t-elle, confuse devant tant de véhémence.

_ Tu voulais me voir c'est ça ? J'en suis sûr, tsss ! claqua-t-il dun air hautain en levant les yeux au ciel, presque exaspéré.

Elle ne répondit rien, se contentant de le contempler. Le jeune homme à la casquette derrière elle ne disait rien, se contentant  lui aussi d'observer la scène et le jeune homme  face à lui qui ne lui avait adressé qu'un unique regard, hautain.

_ Je suis venue chercher quelque chose.... répondit-elle enfin.

Son ex amoureux ricana une nouvelle fois et demanda, toujours aussi sûr de lui

_ Et quoi ? Moi ?  Pfff !

Elle tiqua et baissa sa moue confuse. L'expression de son visage changea et c'est une note d'amertume qui se dessina sur ses jolis traits, en seulement l'espace de quelques secondes, pour rapidement laisser place à une expression plus neutre, plus douce...

_ En fait, je suis venue chercher quelque chose qui me manquait. Quelque chose qui pourrait combler le vide que tu avais laissé dans ma vie. Du réconfort. Le bien être de nouveau, que je ressentais quand j'étais avec toi. Et tu as raison, j'étais venue dans l'espoir de te voir, persuadée que je ne retrouverai ça qu'auprès de toi... et puis... Toute la dernière semaine passée ici à attendre je me suis rendue compte que, ce n'était plus toi que j'espérais voir apparaître parmis les gens qui défilaient....

Le garçon à l'air dur ne semblait pas exactement comprendre les propos de son ancienne petite amie mais parut étonné par ses propos, et peut-être même presque vexé quand il assista à la suite del'action.
Elle se tourna et adressa un regard bienveillant à son nouvel ami. N'attendant pas un signe de plus, le jeune homme à la casquette sourit fièrement et tendit avec cran sa main à l'ex amant

_ Sacha ! Enchanté !


Ebétté, Regis prit sa main avec réticence pour la lui serrer, puis, se faisant totalement ignorer à son tour, la jeune Ondine s'adressa à son nouvel ami et lui dit

_ Tu m'as apporté ce que je cherchais et si tu le veux, à moi d'en faire de même pour toi. Ne restes plus là s'il te plait, et suis moi.

Pour seule réponse, il plongea son regard dans le sien, lui sourit tendrement et acquiesca d'un signe de tête, et tous deux partirent ensemble, à la conquête de mieux. Pleins d'espoirs d'un meilleur avenir, laissant mourir le passé pour enfin renaître auprès des bonnes personnes.
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TerraRafa


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MessageSujet: Re: Espoirs [ OS ]   Jeu 3 Sep - 21:37

Pourquoi tu l'as republie ?
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Bella
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MessageSujet: Re: Espoirs [ OS ]   Jeu 3 Sep - 21:47

Erreur de manip je l'ai supprimée dans le premier post.... suis...fatiguée Razz
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MessageSujet: Re: Espoirs [ OS ]   

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